FaiveleyTech a inauguré le 15 octobre 2026 à Orgelet, dans le Jura, une nouvelle usine de 10 000 m² dédiée aux emballages de beauté : 15 millions d’euros investis pour doubler les capacités d’assemblage et de décoration et gagner 30 % en injection plastique, d’après Premium Beauty News.
- Investissement de 15 millions d’euros pour la BU Beauté du groupe.
- Assemblage et décoration : +100 % ; injection plastique : +30 %.
- 100 salariés et toutes les fonctions réunis sous un même toit.
- Une usine conçue selon les bonnes pratiques de fabrication (BPF).
Plan de l'article
Que contient cette nouvelle usine ? #
Le bâtiment regroupe les 100 salariés du site et l’ensemble de leurs activités : production, bureau d’études, entrepôt, qualité et fonctions support. L’objectif affiché est de les réunir dans un seul environnement industriel. L’opération a été saluée par L’Usine Nouvelle, qui souligne le doublement des capacités d’assemblage et de décoration.
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Le cœur productif se répartit en deux ateliers de taille égale. L’atelier d’injection couvre 2 000 m², avec des presses de 50 à 320 tonnes. L’atelier d’assemblage occupe lui aussi 2 000 m² et accueille 12 lignes d’assemblage, de collage et de décoration. Le stockage atteint 1 500 emplacements palettes.
Pourquoi l’assemblage progresse plus vite que l’injection
Le déséquilibre entre +100 % d’un côté et +30 % de l’autre n’est pas anodin. Dans un emballage cosmétique, la valeur ajoutée se joue de plus en plus sur l’assemblage de composants et sur la décoration, qui différencient le produit en rayon. Une presse peut alimenter plusieurs lignes en aval : c’est souvent l’assemblage qui constitue le goulot d’étranglement d’un site de ce type.
Comment l’implantation change-t-elle les flux ? #
Selon l’entreprise, la nouvelle configuration vise à simplifier les flux de matières, de composants et de produits finis. C’est le bénéfice classique d’un regroupement : quand injection, assemblage, stock et contrôle qualité sont dans des bâtiments séparés, chaque transfert coûte du temps, de la manutention et des en-cours.
Pour un responsable de production, réunir les deux ateliers sous le même toit permet de raccourcir le trajet entre la sortie presse et la ligne d’assemblage. Cela facilite aussi le pilotage en flux tiré, avec des stocks tampons plus petits entre les étapes, et une remontée plus rapide des défauts vers l’injection.
Des exigences d’hygiène dignes de la pharmacie
L’usine a été pensée selon les principes des bonnes pratiques de fabrication. Cela signifie des règles d’hygiène renforcées, une maîtrise de la contamination, une traçabilité poussée et un contrôle plus strict des procédés. Pour les marques de cosmétiques, ces garanties deviennent un critère de choix des fournisseurs d’emballages primaires, en contact avec la formule.
Quelle place pour l’énergie dans le projet ? #
Le parc de presses est aujourd’hui électrique à 77 %, et FaiveleyTech vise 100 % d’ici 2030. Les presses électriques consomment généralement moins que les hydrauliques et offrent une meilleure répétabilité, un atout pour des pièces de petite taille à tolérances serrées.
Une installation photovoltaïque, mise en service en septembre 2026, doit couvrir en moyenne environ 25 % de la consommation annuelle d’énergie du site. Pour une activité d’injection, gourmande en électricité, c’est un levier direct sur le coût de revient.
Ce que ce projet dit de l’industrie de l’emballage #
Le président de FaiveleyTech, Nicolas Alloin, et le directeur de la BU Beauté, Christophe Skibine, résument l’enjeu dans le communiqué relayé par Premium Beauty News : « Cette nouvelle usine nous permet aujourd’hui de franchir une nouvelle étape ».
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Au-delà du cas jurassien, l’opération illustre une tendance : les sous-traitants de la plasturgie investissent moins dans le volume brut que dans la flexibilité. Plus de lignes d’assemblage, des presses électriques et un atelier propre permettent d’accepter des séries plus courtes et plus variées, ce que demandent les marques de beauté.
Questions fréquentes #
Où se trouve la nouvelle usine FaiveleyTech ?
À Orgelet, dans le Jura. Elle est dédiée à la BU Beauté du groupe et a été inaugurée le 15 octobre 2026.
Combien a coûté le projet ?
15 millions d’euros, pour un bâtiment de 10 000 m² qui réunit 100 salariés.
Quels gains de capacité sont attendus ?
Un doublement des capacités d’assemblage et de décoration, et 30 % de capacité supplémentaire en injection plastique.



